2017 – Jour 6 – Déambulation autour de Baracoa

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Baracoa elle même a été plutôt bien reconstruite suite au passage de Matthew. Quelqu’un qui ne saurait pas que c’est arrivé ne pourrait se douter de rien. Quelques ruines ornent bien sûr le Malecon, mais on trouve des ruines dans toutes les villes cubaines, donc ça ne semble pas vraiment anormal. J’ai voulu aller jusqu’au Rio Toa, celui qui sortant de son lit a emporté le seul pont qui permette d’aller vers l’Ouest jusqu’à Moa. La végétation est (était) luxuriante. Je sors tranquillement de la ville en passant devant la fabrica de chocolate Che Guevara puis me promène. Après quelques dizaines de minutes, j’arrive finalement au Toa. Le pont n’est plus là bien sûr, mais ils ont construit un oassage bétonné qui permet de traverser sans difficultés et sans se mouiller les pieds. Je traverse la rivière et rejoins le village sur l’autre rive. C’est la sortie de l’école. Je m’asseois dans une de ces cabanes qui servent à attendre un transport et suis rapidement rejoint par des écoliers d’une dizaine d’années.
« Where are you from » me demande un garçon. J’entre dans son jeu et lui réponds en anglais. Évidemment, il ne comprend pas, mais une gamine elle comprend et enchaîne avec un « What is your name ». Rapidement nous passons à l’espagnol et ils me demandent de leur parler de mon pays. Il me demandent si ma maison est grande, si j’ai une douche. Je leur montre des photos du Québec, puis de la neige. À ce moment la gamine m’interroge et veut savoir comment c’est la neige quand elle tombe. J’essaye de lui expliquer, amusé par la question. Elle demande ensuite si on se déplace en traineau comme le père noel.

Après quelques dizaines de minutes, je repars en direction de Baracoa, et prends un petit chemin sur la gauche qui m’amène à la plage. Une belle plage de sable noir ou il n’y a que moi. Immédiatement une gamine arrive pour tenter de me vendre des choses. Elle parle un espagnol clair, lentement pour s’assurer que je comprenne. Elle finit par faire sa vente. Je me baigne, puis vais jusqu’à la rivière prochaine (Duaba) en passant devant des maisons complètement détruites. Au bord de l’eau, deux femmes sont en train de laver leur linge et de l’étendre au soleil. Moi j’en profite pour nettoyer rapidement ma monture. Je retourne sur mes pas, et quand j’arrive à la maison de la fillette, ses parents sont là. Ils me saluent, et me racontent que leur maison était un peu plus loin, dans le marais. Elle a été détruite, et après les larmes, ils se reprennent ici, dans une maison plus grande et somme toute coquette, même si elle est en bois. Ils ont 5 enfants et me disent de passer les voir si je reviens.

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